Accueil flèche L’Association flèche Revue de Presse flèche Clément Louvet : bénévole « collector » de ces neuvièmes Nuits secrètes

Vous ne le voyez pas affalé sur un transat à la plage ? Lui non plus ! L’Aulnésien Clément Louvet, 25 ans, bénévole pour la 9e année consécutive aux Nuits secrètes, désormais assistant du coordinateur général Sébastien Coupez, passe ses vacances dans le coeur du réacteur et il adore ça.

Le voilà même complètement « addict » : cet été, il enchaîne les Nuits sonores de Lyon (il est barman), l’accueil des artistes à Dour, celui du public au Main Square d’Arras, la Route du rock à Saint-Malo, etc. Le reste de l’année, ce salarié au sein du service financier d’une entreprise de Roubaix donne également de son temps et de son expérience dans deux salles phare de la métropole lilloise : l’Aéronef à Lille et le Grand Mix à Tourcoing, dont il vient d’intégrer le conseil d’administration. Tout ça bénévolement. Par passion de la musique, de l’ambiance fébrile des coulisses, des belles rencontres avec les artistes et d’amitiés solides nées au bord d’une scène ou dans la galère. « Coller des affiches sous la pluie dans la cambrousse, ça crée des liens ! », blague Clément.

L’histoire a démarré un peu par hasard lors de la première édition des Nuits. « L’équipe du festival avait lancé un appel de détresse dans La Voix du Nord pour rechercher des bénévoles. J’y suis allé comme ça », raconte-t-il. Le jeune homme est d’abord envoyé au montage, puis dans le campus dédié aux artistes. Une météo catastrophique redistribue les cartes... Petite erreur du secrétariat en votre faveur : Clément reçoit un badge « all access » (le même que le directeur du festival) ! Bonheur, le jeune homme touche à tout, voit tous les rouages de la grosse machine, rend service ici et là. Expérience number one jubilatoire et inoubliable.

Depuis, Clément Louvet se repique au jeu tous les étés et a même le nez fin lorsqu’il propose à la direction de l’école dans laquelle il suit une formation marketing et communication de réaliser son stage de fin d’études au festival. D’avril à août 2006, il bosse sur l’accueil des artistes, bouclant hébergements et transports, et à la communication. Le rapport qualifié d’« atypique » par un jury emballé lui vaut un 18. Bingo.

Avec le CV béton du gars qui a roulé sa bosse dans bien des salles et des festivals, voudrait-il en faire son métier ? C’est non pour Clément qui trouve là un équilibre de vie, entre un job conventionnel et ces bouffées d’oxygène estivales. « Le bénévolat est une voie valorisante qui m’apporte beaucoup. C’est si riche que je crois que je ne pourrais plus aller dans un festival en tant que simple festivalier ! », confie-t-il. La relation est donnant donnant. Les bénévoles sont aussi un maillon essentiel des festivals. Des bras précieux, mais pas seulement : « on amène un point de vue extérieur aux organisateurs. Ils nous consultent souvent et on n’a pas peur de leur dire les choses, ce qui va et ce qui ne va pas ».

Mais jusqu’ici tout va bien : « en neuf ans, le festival a grandi, mais n’a jamais perdu son âme, cette volonté d’apporter des perles aux jeunes de ce territoire ». Parole d’Aulnésien. •

FLORENCE DELSINNE



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