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Bertrand Belin à Tourcoing : « L’impression de franchir un cap à chaque concert » - La Voix du Nord
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Auteur d’un cinquième album intitulé « Cap Waller », l’élégant et subtil Bertrand Belin retrouve ce vendredi soir la scène du Grand Mix, qu’il connaît bien, entouré de quatre musiciens. La promesse d’une belle rencontre.

Pour votre précédent album, « Parcs », vous aviez travaillé en résidence au Grand Mix, en 2013. Que vous reste-t-il de cette expérience ?
« On avait rarement eu, jusqu’alors, des conditions de travail aussi bonnes. En plus d’être une salle très bien équipée et confortable, le Grand Mix est très bien animé par l’équipe qui y travaille. Le souvenir qui s’est fixé dans ma mémoire est celui de Tourcoing sous la neige. Il avait beaucoup neigé cette semaine-là. Cela donne à l’ensemble de ce séjour un caractère féerique. »
« Cap Waller », comme votre précédent album, a été enregistré à Sheffield, en Angleterre. Pourquoi être retourné là-bas ?
« Pour le déplacement, l’aventure humaine, pour se retrouver dans un pays étranger où l’on parle une autre langue. Ça déplace d’autant nos habitudes et ça déjoue nos codes et nos méthodes, si on en a. Cet environnement nouveau reproduit sur moi une forme de curiosité, d’appétit et en même temps de concentration. Et puis on y est retourné pour le studio, parce que la musique y résonne bien, et surtout pour Mark Sheridan, qui a réalisé le disque, devenu un ami depuis l’expérience de Parcs. »
Trouvez-vous des points communs à Sheffield, Lille, Roubaix, Tourcoing, les villes du Nord ?
« Oui, indéniablement. Ce sont des villes qui ont vécu la même histoire récente, industrielle : le démantèlement de la sidérurgie, le déplacement de l’exploitation minière, la mise à la marge d’un nombre croissant d’infrastructures, d’usines et tout ce qui va avec. Dans la petite périphérie de Sheffield, tout a été carié pendant des dizaines d’années. Mais c’est aujourd’hui une ville qui s’est reconstruite en s’appuyant sur les universités et le monde étudiant. À ce titre-là, il y a des points communs avec des villes comme Lille et ses environs… »
Cap Waller est un lieu qui n’existe pas. Que désigne-t-il ?
« Ce disque, tout simplement. Après, il évoque ce qu’un cap évoque : le passage d’un état à un autre, d’un océan à un autre. C’est une façon de voir enjamber, de voir passer quelque chose. »
Waller est aussi une référence à un musicien…
« C’est le nom d’un musicien chanteur de Sheffield, Hugues Waller, qu’on a découvert là-bas, avec les musiciens. On était vraiment en admiration devant la profondeur de ses interprétations et de son chant. Il se trouve un peu hommagé dans ce titre. »
Vous étiez-vous fixé un cap particulier pour ce nouvel album ?
« Non, pas vraiment, à part aller de l’avant. »
Et aujourd’hui, avez-vous l’impression d’avoir franchi un nouveau cap ?
« Chaque jour, j’ai l’impression d’avoir franchi un nouveau cap. Bien sûr, c’est toujours un événement d’être face à un nouveau disque dont on ne savait rien un an avant. Mais j’ai surtout l’impression de franchir un cap à chaque fois que je fais un concert. »

Vendredi 27 novembre, à 20 h, au Grand Mix, 5, place Notre-Dame à Tourcoing. 19/16 €.



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