Accueil flèche L’Association flèche Revue de Presse flèche AaRON : « Sur scène, on essaie toujours de raconter une histoire »

C’est sur la terrasse de la maison de disques à Paris, dans une chaleur étouffante et gazolée, qu’a lieu la rencontre avec AaRON. Deux jours auparavant, coïncidence, le duo a partagé la scène avec Cocoon à l’Europavox. Le commencement d’une tournée de festivals qu’il aborde avec impatience. Le 18 juin, l’escale est à Tourcoing. Olivier Coursier sera à la guitare, Simon Buret à la voix.

Est-ce différent de faire des concerts en salle et des concerts en plein air lors de festivals ?

Olivier Coursier : « Oui c’est autre chose. En salle, les gens viennent pour nous. Lors de festivals, nous sommes un groupe parmi d’autres. Le plus souvent, ce sont des concerts en plein air qui durent une heure. Ce n’est pas le même set. C’est un concentré d’énergie. Cela nous oblige à faire des choix. Et puis on découvre d’autres groupes, c’est ambiance colonie de vacances. »

Comment sont choisis les morceaux que vous jouez sur scène ?

O. C. : « On essaie certes de faire un set un peu plus nerveux mais surtout de raconter une histoire. En fait cela dépend des endroits mais aussi des horaires, si l’on joue en plein jour ou la nuit. Ce n’est pas la même ambiance. »

Combien êtes-vous sur scène en ce moment ?

O. C. : « Nous sommes cinq. C’est le groupe de la tournée de cet hiver. Nous avons fait un break d’un mois et on repart. Deux pianos, batterie, guitare acoustique, guitare électrique, basse »
Simon Buret : « Et harmonica tu l’oublies toujours. »

À l’automne, vous allez faire une tournée acoustique. Pourquoi ?

O. C. : « On avait envie de réinterpréter nos morceaux différemment et de retrouver quelque chose de plus intime. L’avantage des concerts c’est que ce n’est jamais figé. De pouvoir faire encore autre chose, c’est cool. »

Huit mois après la sortie du deuxième album, comment vit-il ?

O. C. : « Ce travail évolue et ça se passe plutôt bien. Nous avons la chance d’avoir un public qui est toujours là. On a fait un album comme on en avait vraiment envie, sans pression de la maison de notre label qui nous laisse une totale liberté. »

Est-ce le même public pour ce deuxième album ?

O. C. : « On a un public vraiment très large. Surtout il n’y a pas le public et nous, c’est un partage, un échange, même si ça fait cliché. »

Vous imaginiez ça avant de faire de la scène ?

O. C. : « J’en avais fait un peu avant donc j’avais quelques sensations. Mais on ne s’imagine pas à quel point, le public peut nous renvoyer des choses. »

S. B. : « Il y a une force du live incroyable. Et c’est ça le vrai kiffe, c’est le partage avec les gens. On est complètement à poil quand on est sur scène. Ce n’est pas naturel de chanter dans un micro comme ça devant des gens. Mais on peut être épuisé, crevé, cela provoque une énergie folle. Les gens réagissent tout de suite. Cela décuple les émotions. On a un vrai trip à jouer sur scène et je crois que les gens le voient. »

Au moment de la sortie de votre album, vous parliez de composition dans une bulle. Est-il facile d’en sortir ?

S. B. : « On ne voulait pas se polluer par certaines choses lors de l’enregistrement. C’est pour cela que l’on s’est enfermé pour se concentrer. Cela ne veut pas dire que l’on érige des murs autour de nous. On crée une bulle de création. Mais c’est comme quand on est dans un bon bouquin ou un bon film. Ensuite on veut emmener les gens avec nous. C’est plutôt la bulle qui grandit. »

Est-ce que vous réussissez à composer en tournée ?

S. B. : « On a tous les deux un carnet et quand on a une idée qui vient, on la note. Ensuite on ne s’interdit rien. »

Vous aviez fait le premier album, en espérant jouer sur scène ?

O. C. : « On voulait juste faire de la musique. »

S. B. : « La scène ne me faisait pas rêver. Aujourd’hui je suis très heureux de faire ça. Les premières fois, bizarrement, il y a une forme d’inconscience. Mais plus ça va, plus j’ai le trac. »

Est-ce que quand on s’appelle AaRON, on peut éviter de jouer « U-Turn (Lili) » ?

AaRON : « Oui bien sûr, on pourrait l’éviter mais on n’en a pas envie. Alors pourquoi se priver ? »



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