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À Lille, le marché du vinyle ne grésille pas, il tourne plutôt rond - Lille et ses environs - Nord Eclair
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Ce samedi, c’est la 6e édition du Disquaire Day. Un rendez-vous que les amoureux de vinyles ne manqueraient pour rien au monde, et pour beaucoup de disquaires indépendants, c’est pareil. Ils sont six à Lille à y participer. L’occasion de faire le point sur l’état du marché du vinyle avec deux d’entre eux.

Tout disquaire indépendant vous le dira, écouter des vinyles, c’est toute une philosophie. Une affaire de passionnés, de respect pour l’artiste et sa musique à l’heure du tout numérique et du téléchargement à tout va. Mais il semble qu’à Lille comme ailleurs, une nouvelle tendance se dessine. Le retour du grand public aux platines. « Jusqu’à il y a trois ou quatre ans, tout ne sortait pas en vinyle, c’était une affaire de niche. Mais aujourd’hui, tous les artistes jouent la carte du 45 tours. C’est quelque chose qui est redevenu cool, à la mode chez les gens qui ne sont pas forcément de grands écouteurs de musique. Quitte à payer un morceau en téléchargement légal, autant s’offrir un bel objet », analysent les vendeurs de Besides Records, qui a ouvert ses portes, rue d’Amiens, voilà six ans.
Une tendance qui éclate au grand jour au moment du Disquaire Day (lire ci-dessous). « Ce jour-là, beaucoup de clients qui ne sont pas des habitués se déplacent chez nous. Ils viennent chercher LE vinyle un peu inédit de l’artiste dont ils sont fans, et on ne les revoit plus de l’année », concède-t-on au Besides Records.
Selon une étude de MusicWatch, les jeunes de 18 à 25 ans représentent plus de la moitié des acheteurs de galettes noires. Ceux-là même qui n’ont jamais connu son âge d’or, dans les années 80.
Un nouveau disquaire
Une tendance sur laquelle Guillaume, alias Nasco, compte bien surfer. Son magasin, rue des Ponts-de-Comines, ouvre ses portes aujourd’hui, en même temps que le Disquaire Day. « Je profite de l’opération pour me lancer. C’est aussi l’occasion d’étoffer mon stock. J’ai commandé une liste longue comme le bras pour l’événement, une bonne centaine de références. » C’est une nouvelle aventure pour cet animateur radio sur RCV, et Guillaume semble plutôt confiant.
« Pour le moment, je préfère ne pas me spécialiser dans un type de musique, mais clairement le marché du vinyle se porte bien. Quand je vois que les grandes surfaces vendent des platines à des prix imbattables et que les jeux télévisés en offrent en cadeau, ça me met en confiance. On dit même que le record des ventes de vinyles pourrait dépasser, cette année, celui de 1989 », lâche Guillaume. Seulement voilà, « produire un vinyle coûte 7 ou 8 € en moyenne contre 1€ pour le CD. En France, on importe beaucoup de choses et on a un prix psychologique qui ne peut pas dépasser les 25 € », détaillent les disquaires de la rue d’Amiens. Les marges sont donc plus faibles et le prix unique pour les vinyles n’existe pas comme pour les livres. Mais pour eux, une chose est sûre, le vinyle n’est pas près de disparaître. Leur credo : le conseil aux clients. Une histoire de passionnés, on vous dit.



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