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Tourcoing : Sage et tout son contraire, jeudi au Grand Mix - Tourcoing et autour de Tourcoing - Nord Eclair
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Que fait un guitariste quand on lui vole ses guitares ? Il se met au piano ! C’est ainsi qu’est né Sage, projet solo d’Ambroise Willaume, ex-leader du groupe Revolver. Les ballades acoustiques et la pop teintée d’electro de son premier album éponyme sont à découvrir ce jeudi soir au Grand Mix.

Le groupe des débuts est en pause depuis fin 2012. Revolver, c’est vraiment fini ?

C’est une pause à durée indéterminée mais pas une fin. On n’est pas fâchés, on est restés très proches et bons amis. Mais ce que je fais aujourd’hui n’est pas une pause entre deux albums de Revolver, c’est un vrai projet à part entière.

Pourquoi un second projet solo, après La Chambre ?

La Chambre, c’était ultraconfidentiel. C’était plutôt un nom d’emprunt pour pouvoir faire des concerts incognito. Sage, c’est moi tout simplement. Ça fait deux ans que je travaille mes chansons. Je joue la musique que j’ai envie de faire, de manière très sincère. J’y vois une vraie évolution par rapport à Revolver.

Vous avez visiblement un faible pour les pseudonymes énigmatiques. Celui-ci mérite éclaircissement…

Sage vient de Sagittaire, mon signe astrologique. J’aime assez l’ambiguïté derrière ce mot, qui peut être à la fois un compliment et un défaut. J’aime créer un questionnement autour du pseudo.

L’aventure Sage a débuté par un cambriolage…

Je me suis fait voler toutes mes guitares le dernier jour de notre tournée avec Revolver. On était en Australie et mon studio à Paris a été cambriolé. Je me suis retrouvé sans groupe et sans guitare alors je me suis mis au piano, même si c’est un instrument que je maîtrise moins bien. Finalement, cette histoire m’a permis de tourner la page plus facilement.
Il s’est passé plus de 18 mois entre l’EP In Between et la sortie de l’album.

Pourquoi tant de temps ?

Je suis rentré au studio il y a un an et avec Benjamin Lebeau de The Shoes, qui a coproduit l’album, on a créé une énorme expérimentation. On est resté plusieurs mois à la quête d’un nouveau son. On a voulu donner un cadre futuriste aux chansons pourtant sur une base acoustique. On est tous les deux très perfectionnistes alors ça a pris du temps.

Benjamin Lebeau de The Shoes à la production, des premières parties de Christine and the Queens et The Dø, des arrangements pour Woodkid ou Gaëtan Roussel. Vous savez vous entourer…

C’est vrai que j’ai eu beaucoup de chance de rencontrer tous ces gens-là au fil de mon parcours. C’est une petite famille. Woodkid a sans doute été le déclencheur.

Vous acceptez justement la comparaison avec Woodkid ?

C’est un très beau compliment ! C’est quelqu’un de très doué, qui a inventé un nouveau style. Il est plus visuel que musical : on n’a pas du tout la même démarche mais c’est vrai, on a des influences communes.

Comme pour Revolver, vous revendiquez le mélange entre musiques pop et classique.

Je ne cherche pas à les mixer mais je trouve des parallèles entre ces deux genres. Je ne veux pas me fixer de limites, ce sont les harmonies, les accords qui m’intéressent. Dans les compositions, il y a des choses aussi modernes chez Debussy ou Ravel que chez Bowie ou Neil Young.

Votre tournée vient d’être lancée. Quel est l’accueil du public ?

Excellent ! La tournée, c’est la finalité de ce qu’on fait. Les disques, les concerts : l’un justifie l’autre. C’est assez dur de remonter seul sur scène après 300 concerts avec un groupe mais j’essaie de faire quelque chose de très différent. Je suis au piano et aux claviers en compagnie de deux batteurs (un acoustique et un électronique). C’est une bonne manière de rendre les couleurs de cet album, entre les morceaux intimistes et plus rythmés. Dans cette configuration, on peut jouer sur les contrastes.

Vous dites préférer les concerts épurés, sans ordinateurs.

Je déteste ça ! Pour moi par définition, le live doit être vivant. Je trouve ça horrible de ne pas pouvoir rater un concert. Monter sur scène, c’est se mettre en danger, pas appuyer sur un bouton et attendre que tout se passe comme prévu.

Un mot sur Dralms avec qui vous partagerez la scène au Grand Mix ?

J’ai joué avec eux lundi à Amiens. C’est un vrai bon groupe, avec un son épuré. On va les retrouver avec plaisir dans cette salle, le Grand Mix, que j’aime beaucoup. On était venu 2-3 fois avec Revolver. Je suis ravi de revenir.

Sage + Dralms + Farao : jeudi 31 mars à 20 h au grand Mix, 5 place Notre-Dame à Tourcoing. 16 / 13 €. www.legrandmix.com



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