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On a fait la tournée du Fair | NOVAPLANET
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Comprendre la dimension d’accompagnement que représente le dispositif du Fair, c’est aussi prendre la mesure de cette proximité des équipes avec les groupes en développement et de l’ensemble d’expériences qu’engrangent les groupes qui ont eu la chance d’être sélectionnés. C’est pour tenter de vivre un peu de ce que ces groupe expérimentent que je prends ainsi le train direction Tourcoing pour rattraper le temps d’une date le wagon de la tournée du Fair.

Acceuilli par une odeur divinement nordique de Maroilles une fois arrivé à la magnifique salle du Grand Mix à Tourcoing, c’est le directeur du Fair en personne qui salue Laetitia Shériff et Baden Baden, témoignage d’une proximité qui font des groupes sélectionnés par le Fair davantage que des promesses musicales souvent accolés derrière l’expression consacrée du métier « groupe en développement », des personnalités musicales qui sont épaulées dans le cadre d’une relation plus que d’une collaboration.

C’est la primauté du rapport humain qui me frappe en premier lieu dans ce dispositif qui, de prime abord, à des allures tentaculaires tant il accompagne les artistes aussi bien sur le plan de l’enregistrement, de la scène, mais aussi d’une myriade de domaines à la réalité moins brillante mais capitale lorsqu’un groupe cherche à exister : relations presses, des notions de droit, de communication, de management. Bref tout l’envers du décor qui fait aussi de la musique un métier au delà du talent.

Car le talent brut, le Fair sait le détecter, sa mission n’est que de lui permettre de se magnifier, de pouvoir exister dans un environnement à l’économie dévastée et où il est compliqué de vivre de son talent, d’exprimer et de faire comprendre l’identité musicale que l’on défend.

Sur scène en revanche l’identité musicale de Laetita Shériff qui ouvre cette soirée du Fair à Tourcoing est affirmée et authentique, précision millimétrée et musique qui s’échappe des carcans. Une introduction en trombe et cette caractéristique des groupes qui jouent pour exister, se présenter au 4e morceau. A la fois fin et pourtant sans détour, Laetitia Shériff puise dans le Krautrock et le Shoegazing pour un rock racé et malin, maîtrisant parfaitement cet art d’happer l’oreille pour la traîner sur de sinueux sillons sans lui laisser le loisir de s’échapper. Une performance qui se bonifie au fur et à mesure que les bières du Nord accompagnent les riffs dans mes veines.

Autre atmosphère mais même précision d’éxécution, c’est à Baden Baden de monter sur scène dans la foulée. Témoin de la variété des talents que le Fair est capable de mettre en avant, le Grand Mix de Tourcoing se plonge alors dans la pop savante et léchée de la formation qui choisi désormais de composer en français dans le texte, confiant une vulnérabilité et une fragilité supérieure à la minutie de leurs compositions. Scéniquement le choix du noir et d’une mobilité réduite à son stricte minimum confèrent une ampleur supplémentaire aux chansons, qui n’occupent que davantage l’espace sonore.

C’est donc le sang plein de bon houblon, les joues roses du froid de ce foutu nord, et encore empli du son aussi chaleureux que l’acceuil du Grand Mix, que je rentre, convaincu que l’engagement musical du Fair est une chance incroyable aussi bien que pour les artistes que pour les auditeurs, et c’est là un tour de force incroyable.



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