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On a embarqué trois lecteurs avec nous au festival des Nuits Secrètes
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On a embarqué trois lecteurs avec nous au festival des Nuits Secrètes
FESTIVAL Mathilde, Virginie et Nicolas nous ont accompagné à Aulnoye-Aymeries...

Le festival des Nuits Secrètes fêtait, du 29 au 31 juillet 2016, ses quinze ans d’existence. Plutôt qu’un reportage classique qui n’intéresse personne (on a des preuves), nous avions décidé d’emmener avec nous trois lecteurs subtilement sélectionnés. Nous voilà donc en route pour Aulnoye-Aymeries (Nord) avec Virginie, 31 ans, amoureuse des festivals, Mathilde, 21 ans, aspirante journaliste, et Nicolas, 27 ans, animateur socioculturel.

Par un étrange hasard, nos trois festivaliers viennent tous du Nord. Nous avions proposé de les convier depuis Paris jusqu’à Aulnoye-Aymeries mais nous nous sommes finalement donné rendez-vous dans la ravissante bourgade de Locquignol.

Dès les premiers contacts, nous constatons que nous avons affaire à des festivaliers chevronnés qui ont sillonné les événements de la région, parfois en tant que bénévoles. Nous partageons rapidement nos expériences, anecdotes, trucs et astuces de festivaliers puis prenons la direction d’Aulnoye-Aymeries. La ville est en état de siège. De très nombreux policiers, lourdement armés interdisent l’accès au centre-ville. Des bénévoles plutôt tendus nous empêchent de nous garer dans la ville. Prendre possession de nos badges et places de camping devient épique. Nos trois festivaliers prennent tout ça avec le sourire, comme la majorité du public d’ailleurs.
Ambiance sous bonne garde
Malgré tout, la disposition du festival, installé en centre-ville et divisé en deux sites indépendants, nécessite des files d’attente et fouilles répétées. En fin de première soirée, Nico estime s’être fait palper une bonne vingtaine de fois. Mais là encore, toujours avec le sourire.

Enfin installés sous nos tipis, accréditations au poignet, nous avons pu embarquer pour nos premiers parcours secrets, l’un des gros points forts du festival. Pour 6 euros (enfin nous, on paye pas bien sûr), on peut embarquer dans un bus pour une destination inconnue. Dans la cour d’une école, une église ou la grange d’un village alentour, on assiste ensuite à un mini-concert. Là encore, des militaires nous escortent. Et même si la magie opère quand on assiste à un concert intime avec Mansfied. TYA ou Flavien Berger, voir une dizaine de soldats lourdement armés patrouiller dans un bourg d’une cinquantaine d’âmes casse un peu l’ambiance. Philosophes, Virginie et Mathilde estiment qu’il faudra sans doute s’y habituer à l’avenir.

De retour de nos premiers parcours secrets, nous sillonnons les rues rendues piétonnes entre les deux scènes du festival, qui propose aussi des concerts gratuits. La ville bat au rythme du festival et une sympathique ambiance de fête de village se dégage. Par exemple, on peut dans la même heure avoir entendu un groupe de heavy metal belge à la terrasse du Calumet, les balances du nouveau prodige de l’électro française Petit Biscuit puis le rock des Espagnoles de Hinds. Si la grande scène est destinée davantage au grand public, les jeunes ont pris d’assaut le Jardin avec sa programmation ciblée. On notera qu’une fois de plus, les Bordelais d’Odezenne ont voulu nous baiser pour le grand plaisir du public survolté.

Quant aux Rémois de The Shoes, tête d’affiche du vendredi, ils sont fidèles à eux-mêmes : excités et excellents pour clôturer en beauté. Notamment grâce à un petit passage des Corons spécialement pour le public du Nord. Nous devions les interviewer mais de petits soucis logistiques nous en ont empêché. A la très grande déception de nos trois festivaliers. On s’est rattrapé en leur faisant faire un tour dans les coulisses du festival.

Qui n’a jamais rêvé d’entrer dans les backstages d’un spectacle ? Ce ne sont pas Mathilde, Virginie et Nicolas qui diront le contraire. Leurs yeux écarquillés n’ont rien raté du spectacle : camions, matériel, techniciens, tour bus, c’était une véritable fourmilière. Mais ce qui reste toujours le plus fascinant, ce sont les loges des artistes. Alors que Mickey 3D était sur la grande scène, nous nous y sommes faufilés. C’est comme ça que certains d’entre nous ont essayé de draguer les membres de Hinds, ont reluqué Laurent Voulzy en scred ou encore ont bu à l’œil de la bonne bière. On n’en dira pas plus sur notre tentative avortée de monter sur la scène.
Les coulisses d’un festival, c’est aussi le catering, là où les artistes, techniciens, producteurs, ingénieurs son et lumière et membres du staff prennent leur repas. Pour nous remettre du régime frites-gauffres-bières, nous avons déjeuné en compagnie du maire d’Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux. Subventions, dispositif de sécurité, accessibilité… La rencontre a beaucoup tourné autour des enjeux et des moyens des Nuis Secrètes ce qui a véritablement passionné nos trois festivaliers. En plus, on a mangé des salades. Avec des légumes et tout.
Bière et maroilles
La bouffe en festival… On vous en a déjà parlé, notamment de notre aversion pour les rassemblements où l’on ne trouve que de la nourriture saine-bio-sansgluten-sansgras-sansrienquoi. Dès notre rencontre avec nos trois festivaliers, nous avions rendez-vous Au Bon Groin, un estaminet typique à Locquignol pour déguster une tarte au maroilles arrosée de cuvée des Trolls… Le ton était donné

Le maroilles est d’ailleurs omniprésent aux Nuits secrètes. Heureusement pour Virginie, notre veggie du groupe (vous voyez, on n’est pas si sectaires), parce que bien sûr, kebabs, burgers et fricadelles tiennent une place de choix. Aux abords de la scène du jardin, une série de foodtrucks a investi les lieux : burgers revisités et locavores, rougail saucisse, tacos et burritos, pad thaï… Il y en a, au final, pour tous les goûts et c’est tant mieux. Car au bout du deuxième jour et après une pizza aux Maroilles, on était quand même contents d’avoir un bon burger fait maison… avec du maroilles.

Coté alcool, difficile ne pas être satisfait au pays de la bière. Nos trois festivaliers nordistes se sont amusés de notre joie de pouvoir déguster de délicieuses pintes* à moins de 6€, et qui ne soient pas coupées à l’eau. Mention particulière aux bars à bières spéciales avec notamment la première bière à la cerise qui n’est pas remplie de sucre : la Kékette red.
Dormir, c’est tricher
Si nous nous sommes parfois gentiment amusés de la naïveté de nos festivaliers (« Elle est super sympa l’attachée de presse », « Il a l’air vraiment sincère le maire »...), eux se sont clairement moqués de nous quand il s’est agi d’endurance festivalière. Visiblement insensibles à la fatigue, toujours motivés et enthousiastes, avides de découvertes... Une belle leçon de fraîcheur pour nous-autres blasés. Qui étaient les deux seuls à râler quand il fallait faire la queue ? A trouver un concert trop mou ? A rentrer se coucher dès deux heures du matin ?

Festival très humain, les Nuits Secrètes ont le public qu’elles méritent : de qualité. Pour cela aussi, l’expérience a été un succès. Au diapason d’un festival ouvert, chaleureux, humble et très bon enfant, nos trois festivaliers ont joué le jeu. Si nous avons partagé avec eux un peu de l’intimité d’un reportage, eux n’ont pas été avares de leur bonne humeur, impressions et souvenirs de festival. C’était vraiment chouette.
*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Plus d’infos sur alcool-info-service.fr



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