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Métropole lilloise : les Paradis Artificiels, dix jours de chanson et de pop en liberté - Lille et ses environs - nordeclair.fr
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Cette année, l’Eden est tricolore. Davantage d’artistes francophiles squattent le haut de l’affiche du festival inventé par le tourneur lillois À Gauche de la Lune. Une 9e édition tractée par fluet Stromae au succès XXL, où les nouvelles têtes ont aussi toute leur place.

L’esprit chagrin (on en connaît) pestera contre le « conformisme » d’une neuvième affiche empilant les revenants. Stromae ? Déjà là en 2011. Peter Von Poehl ? Vu l’an dernier à la même époque. Idem pour Éléphant. GiedRé, Julien Doré, Girls in Hawaii ou encore Agnes Obel connaissent aussi bien la métropole lilloise pour s’y être produits récemment. Les Paradis radotent-ils ? Ben non. Ils refusent simplement la tyrannie de la nouveauté.

« Artistes français excitants »

« Le festival, c’est un Polaroïd de l’actualité musicale qui nous semble intéressant à montrer », dit Florent Decroix, patron d’À Gauche. Anne-Sophie Gadrey, son associée, en écho : « Il n’y a jamais eu autant d’artistes français excitants à nos yeux en ce moment. » Et tant pis s’il y a plus d’habitués que d’habitude. La tendance serait même le signe de la notoriété grandissante du festival lillois. Parce qu’il souhaitait « être associé à l’image » des Paradis, Julien Doré revient au théâtre Sébastopol, deux mois après y avoir joué. Bien vu : son concert est à nouveau complet. Stromae a été plus facile à décrocher parce que les Paradis lui avaient donné sa chance en 2011, avant qu’il n’explose. De nouvelles salles se manifestent aussi pour figurer au générique, si bien que les Maisons folie de Moulins et Beaulieu accueillent des concerts, de même que Le Grand Sud.

« C’est un ascenseur artistique pour les jeunes groupes »

C’est finalement la marque de ce festival pluriel de ne pas se laisser enfermer dans un format, une durée, un objectif de fréquentation… « Pour nous, c’est avant tout un ascenseur artistique pour les jeunes groupes et aussi une zone de jeu et d’expérimentation », poursuit Florent Decroix. Ne pas s’inquiéter, donc, de voir les mastodontes internationaux déserter le printemps lillois, alors qu’ils étaient là il y a quatre ou cinq ans (Iggy Pop & The Stooges et The Prodigy en 2010 ; Morcheeba l’année suivante…). « Depuis deux ans, la conjoncture incite moins à prendre des risques. » Et les Paradis subissent de plein fouet la concurrence d’un autre rassemblement… aux États-Unis, à Coachella, établi aux mêmes dates. Toutes considérations qui n’empêchent pas l’événement de bâtir une programmation de qualité, en portant un regard appuyé sur les jeunes groupes internationaux. Pour les découvrir, il faudra se rendre à la Péniche, barque qui va comme un gant aux nouvelles têtes qui s’y produiront, avec ses 100 places.



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