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Le prodigieux live de Jay-Jay Johanson au Grand Mix - Maze Magazine
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Le crooner suédois a su enthousiasmer le public de la salle de musiques actuelles de Tourcoing, faisant honneur à ses dernières compositions.

Le Grand Mix a réouvert ses portes après deux ans de travaux, et programme des artistes indépendants de renom, parmi lesquels Jay-Jay Johanson. Si l’on pourrait penser qu’il n’y a que peu d’intérêt à voir un live de cet artiste connu pour sa musique calme et d’apparence froide, et bien détrompez-vous.

Jay-Jay Johanson maitrise avec justesse l’art du live en jouant la carte de la spontanéité et de l’appréciation de la musique. Sur scène ils sont trois, batteur, clavieriste et chanteur, les trois musiciens travaillent sur une base sonore, leur live permettant d’amplifier et d’approfondir la musique initiale, en lui conférant une seconde vie. Jay-Jay alterne clavier et chant fréquemment pour exalter les morceaux qui ont fait son succès par le passé comme Milan, Madrid, Chicago, Paris Paranoid, ou encore le tout récent I Heard Somebody Whistle, porté par les sifflotements entêtants de l’interprète. C’est aussi l’éclosion de moments magiques comme lorsque celui-ci s’attarde à la fin du live sur une version acoustique de Whispering Words, laissant le temps suspendu dans un silence consciencieux et sage dans la salle principale du Grand Mix.

S’il n’ y a pas d’éléments scéniques à première vue, c’est un écran, qui vient accompagner le jeu dansant des lumières, en fond de scène. Un écran qui n’est pas là par hasard puisque depuis quelques années maintenant Ja-Jay Johanson projette les films de la trilogie des Qatsi lors de ses concerts. Une suite expérimentale fascinante de documentaires signés Godfrey Reggio, et produite par Francis Ford Coppola et George Lucas et mise en musique par le compositeur Philip Glass. Ce soir là c’est Powaqqatsi (1988) qui défile sur l’arrière scène et donne à voir des images fortes émotionnellement.

Le film est diffusé dans un mouvement rétrograde lent accordant une poésie fine au live qui propose une mise en musique innovante et unique à cette oeuvre visuelle. Si l’idée est simple elle apporte pourtant une profondeur certaine qui ne fait qu’accentuer l’émotion palpable de la trip-hop planante de Jay-Jay Johanson, qui elle, fonctionne spontanément en symbiose avec l’image.

Il est encore temps de voir l’artiste en concert en France : le mercredi 6 novembre au Café de la Danse à Paris ; jeudi 7 novembre à la Laiterie à Strasbourg et le samedi 9 novembre à la Vapeur à Dijon ; avant un passage par Berlin puis Stockholm.



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