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Danser et écouter de la musique nous rend plus heureux, surtout si on le fait à plusieurs
http://mashable.france24.com/divertissement/20160817-etude-australie-musique-concert-bonheur-bien-etre

Une étude récente conduite en Australie prouve ce dont on se doutait déjà beaucoup : la musique aide à rendre heureux. Mais pratiqués à plusieurs, les effets positifs du chant, de la danse ou d’un concert sont alors décuplés.

Avait-on vraiment besoin d’une étude pour savoir que la musique rend heureux ? Apparemment oui, et ce qu’elle nous révèle est d’ailleurs bien plus complexe que ça.

Tous les ans, l’Australie conduit un sondage sur le bien-être (« subjective wellbeing ») de sa population. Celui de 2014, pour lequel 1 000 personnes ont été interrogées, portait sur les habitudes des Aussies dans le domaine de la musique. Des chercheurs de la Deakin University ont analysé les données récoltées afin de trouver d’éventuelles corrélations entre le bien-être personnel et social et le rapport au chant, à la danse, aux concerts...

Mission accomplie : oui, la musique a un lien avec le bien-être et la satisfaction personnelle. Pourtant, écouter « Hurt » de Johnny Cash dans sa chambre avec pour seul compagnon un paquet de Kleenex ne suffit pas. D’ailleurs, de précédentes études montraient déjà que les formes actives de pratiques musicales (danser, chanter, assister à un concert...) conduisaient plus directement au bien-être que les formes passives (écouter). Ces récentes conclusions viennent donc préciser les choses, en ajoutant le paramètre du lien social.

Sur le podium du bien-être, on retrouve deux catégories de personnes : les danseurs et ceux qui assistent à des évènements musicaux. Les danseurs ont un « indice de bien-être » évalué à 77, tandis que celui des non-danseurs n’atteint que les 74,7. Même différence entre les habitués des salles de concert et ceux qui n’y mettent que rarement les pieds.

Toutefois, s’il existe aussi une amélioration de l’indice de bien-être chez les personnes qui chantent, jouent d’un instrument ou composent de la musique, la différence avec celles qui n’en font rien est infime. Message spécial à ceux qui regrettent encore de ne pas avoir écouté les cours de musique en primaire ni jamais voulu apprendre le piano : au moins, tout n’est pas perdu.

En gris foncé, l’indice de bien-être des gens qui pratiquent une activité musicale (écoute, chant, danse, pratique, composition, événements musicaux...). En gris clair, l’indice de ceux qui n’en pratiquent pas.

Autre point : à choisir entre la Macarena et une petite impro au ukulélé, choisissez donc la macarena. Les danseurs se disent en général plus satisfaits de leur vie en matière de santé, d’accomplissement, de relations amoureuses et de vie sociale que celles qui ne dansent pas. C’est tout bénéf, franchement.

Concerts et festivals, la symphonie du bonheur

Idem pour les aficionados de musique qui se déplacent en concert ou en festival : leur estimation du bien-être (76,8) est supérieure aux gens qui ne s’y rendent jamais (74,2). Ils se déclarent globalement plus satisfaits dans les mêmes domaine que ceux cités ci-dessus.

Bonus : cette différence s’accentue chez les hommes lorsqu’on sépare les résultats par sexe. Les hommes participant à des évènements musicaux seraient vraiment plus satisfaits de leurs relations. Messieurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Ne la jouez pas solo

Une constante ressort toutefois de l’étude : quelle que soit l’activité musicale des personnes, leur bien-être et leur satisfaction personnelle seraient plus grands lorsqu’elles la pratiquent en groupe. Alors que ceux qui chantent seuls se disent aussi satisfaits que ceux qui ne chantent pas, les amateurs de karaoké entre copains atteignent de leur côté un niveau de satisfaction bien plus élevé, surtout dans les domaines du niveau de vie et de la vie sociale. 

« Les amateurs de karaoké entre copains atteignent de leur côté un niveau de satisfaction bien plus élevé »
De même, ceux qui dansent en groupe sont plus satisfaits de leur niveau de santé, d’accomplissement personnel et de relations amoureuses que ceux qui ne dansent pas ou dansent seuls. Finalement, oubliez la Macarena et mettez vous à la salsa ou au rock. C’est bien plus classe en soirée. Et encore une fois, la différence est plus notable chez les hommes que chez les femmes.

La conclusion du rapport précise bien que « la nature de cette étude est uniquement corrélationnelle », en insistant sur le fait qu’"aucun lien causal ne peut en être tiré". Et comme toutes les études du genre, ces conclusions établissent un lien entre une habitude de vie et un état mental, mais ne dit aucunement que l’une mène à l’autre.

Dans le doute, on vous rappelle tout de même que la saison des festivals n’est pas terminée.



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