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Difficile de ne pas être charmé par les majestueuses et cotonneuses folk-songs du duo auvergnat. Interview de Morgane Imbeaud, la moitié féminine de Cocoon.

On dit souvent que le deuxième album est une étape charnière. L’avez-vous vécu de la sorte ?

« On s’était mis beaucoup de pression à une période. Dans la foulée du premier album, on a tourné pendant trois ans. Quelques chansons avaient été composées au cours de la tournée. Mais on avait vraiment besoin de faire une petite pause. Mark était chez lui pour finir de travailler sur ce nouvel opus. Moi j’ai essayé de faire d’autres chansons de mon côté. Et puis, on a décidé de laisser les morceaux venir et de faire le disque qui nous plaisait le plus. »

Son accueil a-t-il répondu à vos attentes ?

« On a eu la grande surprise de voir qu’il a été disque d’or en un an. C’est d’autant plus gratifiant que les ventes d’albums sont en chute libre. Et la tournée se passe idéalement. »

Hormis Comets, les chansons de cet album ne passent pas en radio. Frustrant ?

« Il ne faut pas se mentir : il y a peu de radios qui passent des groupes comme nous, Moriarty ou The Do. Elles diffusent des choses plus mainstream (conformes aux standards à la mode), des gros tubes. »

Pourquoi une reprise d’Estelle (American Boy) pour second single ?

« On fait des reprises depuis très longtemps parce qu’on aime ça. Et quand on faisait de la promo en radio, on nous demandait de jouer notre single ainsi qu’une reprise. C’est comme un exercice de prendre des gros tubes et de les dénuder. On nous a proposé d’enregistrer un cinq titres de reprises ( Hey Ya d’OutKast, Say My Name des Destiny’s Child ) qui va sortir à la fin du mois de juin avec la réédition de l’album Where the Oceans End . »

Comment expliquez-vous que vos textes sont très mélancoliques ?

« Il y a beaucoup de métaphores et au final c’est très autobiographique. Même si l’album embrasse le thème marin, c’est vraiment des choses qu’on a vécues ces trois dernières années. »

Continuez-vous de composer pendant la tournée ?

« Sans parler à sa place, Mark ne s’arrête jamais. Il compose énormément, il travaille avec d’autres artistes. On a essayé de s’aménager un planning pour nous laisser du temps. À la fin de la première tournée, on était épuisé, proches de péter un câble. »

Est-ce compliqué de transposer un album concept sur scène ?

« Disons qu’on est allé jusqu’au bout avec notre ingénieur lumières pour la scénographie. Il y a toujours un univers fait à la main, un peu à la Gondry. Sur scène, on est sur un bateau. »

Retrouve-t-on encore cette ambiance feu de cheminée conviviale avec beaucoup de blagues ?

« C’est toujours pareil même si on est moins trash ou potache dans nos blagues. On a grandi et ce n’est peut-être pas plus mal. »

Se produire en plein air dans les festivals change-t-il la donne ?

« Lors des festivals, les gens ne viennent pas forcément voir que nous. Du coup, il faut savoir capter leur attention et adapter la set-list. Il y a certaines chansons comme Sea Lion II ou In my Boat qui ne marchent pas. »

Comment qualifieriez-vous votre complicité avec Mark ?

« Dès notre rencontre, il y a eu un vrai coup de foudre musical. On a la même vision des choses. C’est une relation frère-soeur particulièrement forte. »

Il paraît que vous allez collaborer avec Vanessa Paradis. Vous confirmez ?

« (Surprise). Il y a ce qu’on appelle des appels d’offre. Mark a effectivement écrit des chansons qu’il a envoyées à Vanessa. Après, on ne sait pas si elle va les prendre. »

Repères

Octobre 2005

Mark Daumail met ses chansons sur internet avec une annonce « cherche chanteuse ». Il rencontre plusieurs filles mais tombe sous le charme de la voix de Morgane Imbeaud.

Janvier 2007

Cocoon remporte le tremplin CQFD des Inrockuptibles.

Octobre 2007

Sortie du premier album My Friends All Died In a Plane Crash. Il comporte notamment le tube Chupee.

Octobre 2010

Deuxième opus Where The Oceans End, trip océanique où chaque titre est représenté par une île et où la baleine Yum Yum est un médiateur qui permet de voyager.

Février 2011

Concert à guichets fermés
à l’Aéronef de Lille.



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