Accueil flèche L’Association flèche Revue de Presse flèche Ces bénévoles jaloux de leur chance « sont aussi l’image du Grand Mix »

Chaque année, une cinquantaine de bénévoles participent à la vie du Grand Mix. Les places sont prisées et donc chères.

Tous ne sont pas de gros fans de musique avides de concerts gratuits. On y vient aussi pour l’ambiance et élargir son cercle d’amis. Pour certains, le Grand Mix s’apparente presque à une seconde famille.

PAR BARBARA FIRCOWICZ

Tous les soirs de concert, entre dix et quinze bénévoles sont réquisitionnés. Selon une savante rotation de planning, Maeva Justice, chargée des bénévoles, les répartit aux différents postes. « Bien sûr, tout le monde veut être au bar, lâche avec le sourire Vincent Nocrekul, chargé de la communication. Mais le meilleur plan, c’est aux sandwiches ! » Arrivé vers 18 heures, le bénévole peut profiter des concerts dans leur intégrité. Au catering, ils découvrent les artistes sous un autre jour. À la billetterie, ils gèrent les entrées sur invitation jusqu’à 22 heures. Le pire poste ? « Sûrement les cartes à un euro parce ça râle parfois de devoir encore payer.

 » Mais Olivier ou Marine apprécient d’« avoir un contact avec le public » et il y a toujours un chef de soirée, salarié, pour régler d’éventuels litiges.

Quoi qu’il en soit, « les bénévoles occupent des postes qui leur permettent de voir les têtes d’affiche et une fois par trimestre ils ont une invitation », précise Maeva. Ils ont également droit à trois tickets boisson et un sandwich. Tout ceci, selon un contrat tacite, « en échange de leur ponctualité et de leur responsabilisation car ils sont aussi l’image du Grand Mix, leur parole engage un peu la nôtre ». Bien sûr, les retards et les désistements de dernière minute existent. Ils perturbent l’organisation et ne sont pas un gage de longévité. Même si, dans certains cas, le Grand Mix fait preuve de grande tolérance. L’aspect humain y étant particulièrement développé. Le revers de l’esprit grande famille.

Une trentaine de bénévoles « très attachés à la structure et fiers comme nous d’y travailler » constituent le noyau dur. À cela s’ajoute une grosse dizaine de nouveaux. « On ne fait jamais d’appel à candidature parce qu’on a trop de demandes », spécifie Maeva. Un tiers sont étudiants. C’est le cas de Marine, bénévole depuis un an et demi, qui s’enthousiasme « de rencontrer des gens passionnés de musique que je n’aurais jamais connu et d’assister à plus de concerts ». D’autres travaillent et « ont envie de s’investir en dehors ». Olivier, ingénieur informatique et bénévole depuis 2007, a rejoint le Grand Mix, « à l’origine, pour les concerts gratos, mais maintenant, c’est pour le plaisir, pour voir les gens aussi ».

Car même s’ils travaillent, les bénévoles ont le temps de discuter, d’écouter des concerts et de l’avis de tous, l’ambiance y est particulièrement sympathique. « Ils font partie du Grand Mix », insiste Maeva et connaissent tous les salariés. Claire, bénévole depuis 2005, confirme : « C’est comme une deuxième maison, c’est une bouffée d’air frais ». Quelques-uns se sont investis dans la décoration du bar, d’autres ont demandé à participer à l’organisation du festival Radar. Preuve, s’il en fallait, de leur attachement, quand l’Aéronef a lancé le bénévolat en septembre 2010, la plupart sont restés au Grand Mix. •



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